Intégrité, confidentialité et disponibilité de données grâce à la création d’un datawarehouse

Datawarehouse
Transformation digitale

Intégrité, confidentialité et disponibilité de données grâce à la création d’un datawarehouse

La gestion de données est, par excellence, un domaine où les besoins des utilisateurs, les capacités techniques et les connaissances des experts se renforcent mutuellement. Les données doivent évidemment être correctes, mais la confidentialité et la vitesse sont importantes. Grâce à la création d’un datawarehouse, le SPF Mobilité et Transports a franchi une étape importante dans sa transformation digitale.

  • Inge Van Kerkhoven
     La parole à
    Nom
    Inge Van Kerkhoven
    Fonction
    Manager ICT DBBI (Database/Business Intelligence)
    Expertise
    Gestion de bases de données
    Défi
    Rendre les données disponibles de manière performante
  • Pourquoi le SPF Mobilité a-t-il créé un tel « Data Warehouse »?

    Tous les services du SPF - comme la DIV (Direction pour l'Immatriculation des Véhicules) - ont leur propre base de données, où des informations comme le nom d’une personne et une plaque d’immatriculation sont enregistrées ensemble une première fois. De telles bases de données sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques d’un service, comme le traitement d’une demande d’immatriculation.

    Ce qui est de plus en plus problématique, c’est d’établir des liens entre les différents processus et bases de données, comme lorsque par exemple le SPF Finances demande une grande quantité de données pour établir le montant de la taxe de circulation. Ce n’est plus possible de le faire en utilisant plusieurs bases de données. Les systèmes se bloquent, des erreurs se glissent dans les données et des problèmes se posent en matière de confidentialité.

    Nous voulions donc créer une seule et même source de données. Ainsi, chacun aborde et interprète les données de la bonne manière, afin de ne pas présenter des résultats différents ou tout simplement erronés.

    La solution était de rassembler toutes les données dans une base de centrale (ou datawarehouse), et de les traiter de façon à pouvoir les utiliser de manière performante.

  • Comparer, définir et mettre à disposition des données : un travail de longue haleine

    Créer un datawarehouse s’est révélé être un véritable défi. La grande difficulté consiste chaque fois à comprendre les données, car chaque base de données parle, pour ainsi dire, sa propre langue. Un élément de donnée, comme le nom d’une personne par exemple, est facile à définir, mais une donnée peut aussi être un code comme « xcy536 ». Pour pouvoir établir la signification exacte de chaque élément de donnée, il faut à chaque fois, avec les collègues spécialisés dans le domaine, analyser les processus et les bases de données et ainsi apprendre à parler leur langue.

    D’un autre côté, il est évidemment crucial d’identifier le besoin d’information : quel est le résultat final souhaité ? Comment les utilisateurs veulent-ils proposer des informations ? A quelles questions le datawarehouse doit-il pouvoir répondre ? Une fois de plus, il faut analyser ces questions avec les utilisateurs.

  • Rapide, avec moins d’erreurs, dans le respect de la vie privée : l’expertise se trouve désormais entièrement en interne

    La disponibilité nettement améliorée de la totalité des données du SPF saute directement aux yeux. Nos processus de base peuvent se poursuivre sans entrave, alors que des analyses complexes qui utilisent beaucoup de données sont menées via le datawarehouse, par exemple pour des processus combinés ou pour du rapportage. Il n’y aura donc pas de retards aux guichets de la DIV parce que le SPF Finances demande une grande quantité de données pour calculer la taxe de circulation.

    Presque toutes les bases de données sources contiennent des erreurs, parce que les utilisateurs ont la possibilité d’ajouter ou de modifier eux-mêmes des données dans le système. Avec un datawarehouse, la qualité ou l’intégrité des données peut être améliorée en reconnaissant automatiquement les erreurs et en permettant de les corriger.

    Vient ensuite la question de la confidentialité des données. Dans le datawarehouse se trouve une copie du registre national. Avant, chaque service requérait les données personnelles du registre national. À l’avenir, plus aucune donnée personnelle ne se trouvera dans les bases de données sources.

    Et ce dont nous pouvons peut-être le plus fiers : l’expertise est désormais entièrement disponible en interne. Nous avons commencé avec des consultants exclusivement externes, mais grâce à un certain nombre de recrutements et de formations sur le terrain via des cas d’utilisation, nous nous chargeons désormais de la gestion du datawarehouse en toute autonomie.

  • La création d’un datawarehouse
    Bruxelles
    2020 à 2023
    Défi
    Rendre les données disponibles de manière performante
    Equipe de base
    6 personnes et 1 consultant permanent
    Tâche principale
    La gestion de données
    Budget
    Résultat
    Une base de données centrale performante

À la loupe

Transformation digitale

En Belgique, tous les engins volants doivent être immatriculés officiellement. Les propriétaires de planeurs, de montgolfières ou d’avions sont donc tenus d’effectuer l’inscription de leur appareil auprès du SPF Mobilité et Transports. Aujourd’hui, grâce au travail de la direction Flight Standards, le processus d’immatriculation transite désormais par une plateforme électronique : l’Aviation Portal. Performance, convivialité et rapidité guident ce projet qui s’inscrit dans une volonté de transition digitale pour le SPF. 

Transformation digitale

La digitalisation des examens théoriques des pilotes était une priorité pour la DG Transport aérien. Pour atteindre cet objectif, trois éléments étaient nécessaires : un programme pour faire passer les examens, les questions d'examen proprement dites et un portail pour gérer les inscriptions. 

Transformation digitale

En septembre 2022, le SPF Mobilité et Transports a lancé l'application BelDrive. Les citoyens peuvent désormais demander leur permis de conduire provisoire (modèle 18 mois) via l'application. Ils ne doivent ainsi se rendre à leur administration communale que pour récupérer leur permis de conduire "physique”.  

 

Le lancement de l'application est une étape concrète vers la transformation digitale. La Direction Permis de conduire a lancé le projet pour répondre à la demande du Secrétaire d'Etat à la Digitalisation. Pour les citoyens comme pour les autorités locales, les demandes de permis